Description
4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi Des cas de bloc AV de différents degrés ont été signalés dans le contexte de pharmacovigilance chez des patients sous traitement par moxonidine. Sur la base de ces notifications, le rôle causal de la moxonidine dans le retard de la conduction auriculoventriculaire ne peut être totalement exclu. Dès lors, la prudence s’impose lors du traitement de patients potentiellement prédisposés au développement d’un bloc AV. L’utilisation de la moxonidine chez les patients présentant un bloc AV du 1er degré exige des précautions particulières pour éviter une bradycardie. La moxonidine ne peut pas être utilisée en présence d’un bloc AV de degré supérieur (voir rubrique 4.3). L’utilisation de la moxonidine chez les patients atteints de coronaropathie sévère ou d’angor instable nécessite également des précautions particulières étant donné le caractère lacunaire de l’expérience dans cette population de patients. Le manque de données cliniques étayant la sécurité d’utilisation chez les personnes présentant une insuffisance cardiaque modérée co-existante impose la prudence lors de l’administration de moxonidine à ces patients. Il est conseillé de se montrer prudent en cas d’administration de moxonidine aux patients atteints d’insuffisance rénale, car ce produit est excrété principalement par les reins. Chez ces patients, un ajustement rigoureux de la dose est recommandé, en particulier au début de la thérapie. L’administration doit commencer par 0,2 mg par jour pour être portée ensuite à un maximum de 0,4 mg par jour chez les patients atteints d’insuffisance rénale modérée (DFG > 30 ml/min, mais < 60 ml/min), et à un maximum de 0,3 mg par jour pour les patients présentant une insuffisance rénale sévère (GFR <30 ml / min) en cas d'indication clinique et de bonne tolérance. Si la moxonidine est utilisée en association avec un bêtabloquant et si les deux traitements doivent être arrêtés, il faut d'abord interrompre le bêtabloquant, puis la moxonidine après quelques jours. Aucun rebond de la tension artérielle n'a été observé après l'arrêt d'un traitement par moxonidine. Il est cependant conseillé de ne pas en arrêter l'administration de façon abrupte, mais plutôt de la réduire progressivement sur une période de deux semaines. La population gériatrique peut être plus sensible aux effets CV des médicaments hypotenseurs. Le traitement doit dès lors être instauré avec la dose la plus faible, en l'augmentant ensuite avec prudence afin d'éviter les conséquences graves que ces réactions peuvent entraîner. Moxonidine Viatris contient du lactose. Ce médicament est contre-indiqué chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares).





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